Mardi 19 août 2008



A l'heure où ce billet est publié, la Poupinette et moi-même sommes en route pour Paname. Aaah, les joies de la publication en différé !

C'est un petit séjour de trois journées, ça peut paraître court, mais ça nous permettra de faire pas mal de choses malgré tout et de préserver notre santé mentale de provinciaux (bouseux) effrayés par la grande ville.

Merci encore et encore à mon vice-témoin qui nous prête sa garçonnière sur place et nous permet ainsi de faire de grosses économies. Meeerrrci, Ô chevalier du pouvoir d'achat !

Retour vendredi soir, compte-rendu et quelques photos pour les groupies la semaine prochaine, soyez patientes les hordes de femelles en furie qui me balancent leurs soutifs sur mon passage !

par lekrugiste
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Lundi 18 août 2008



J'ai sauté le pas, je me suis inscrit sur le livre des faces. Certaines personnes m'en vantaient les mérites, j'étais dubitatif, et je le suis toujours. Mais comme je ne crois que ce que je vois, je fais un bout d'essai.

Premières constatations : ben y en a pas, puisque j'ai pas de potes. J'ai bien tenté d'inscrire quelques unes des personnes que j'ai pu trouver dans mes amis, mais ils doivent d'abord donner leur approbation et ils ne l'ont pas encore fait. C'est triste.

Pour l'instant il y a un tas de choses que je ne comprends pas... par exemple, c'est quoi "poker" quelqu'un (se prononce "poquer" j'imagine) ? Le jargon est bizarre, ça fait un genre de franglais très particulier.

Bon j'ai tenté de bien renseigner toutes les cases, j'ai précisé où je bossais, où j'étais à la fac et au lycée, avec les promos et tout (et puis par promo, on entend année d'entrée ou de sortie ?). C'est un peu le KGB n'empêche.

Bah, je verrai bien ce que ça donne. Si dans quelques temps ça me soûle, j'aurai vite fait de supprimer mon profil.

par lekrugiste
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Dimanche 17 août 2008

Ce fut une agréable soirée passée hier au domicile de deux de nos futurs témoins pour l'anniversaire de mon vice-témoin. Agréable et arrosée, je pense que certains ont encore mal au cheveux à l'heure actuelle. En plus de nous faire de passer du temps avec des vieux poteaux, ça nous a permis de rencontrer d'illustres inconnus bien sympathiques.

Je précise que la soirée était placée sous les auspices des divinités maories et que nous avions tous été priés (sommés !) de trouver des chemises à fleurs pour nous fondre dans le décor. Sachant que ma garde-robe n'était pas très fleurie, j'ai eu la chance de récupérer la chemise la plus immonde de tous les temps : âgée de quinze ans à peu près, elle avait été achetée par ma grand-mère pour un grand cousin qui, ne voulant pas passer pour une tapette, l'a refilée à ma mère qui s'en servait pour faire le ménage. Rocambolesque, non ? N'empêche, avec ma barbe et le ton roseâtre de la chose, je ressemblais plus à l'un des bee gees qu'à Tom Selleck.

Un luron est arrivé déguisé en mexicain. Hors-sujet.

Tout le monde se fout de ce qui précède, mais il ne s'agissait que d'une introduction à la phrase de la soirée, que je n'aurais pas retenue après qu'elle eut franchi la sensuelle barrière de mes lèvres si l'un des convives de l'avait pas relevée :

"En fait, Dieu, c'est une saucisse."

Je sais pas comment j'en suis arrivé à cette comparaison ni ce qu'elle signifiait (a-t-elle seulement signifié quoi que ce soit ?) mais comme elle existe et que je n'en suis plus à un blasphème près, autant en faire profiter mes groupies. Pas trop de compliments dans les commentaires s'il-vous-plaît, je crois que j'en rougirais.

 

 =  


D'ailleurs, pourquoi une saucisse ? La solution pourrait varier :
- En fait, Dieu, c'est une andouillette
- En fait, Dieu, c'est une endive
- En fait, Dieu, c'est un pigeon qui a réussi (cette phrase sera comprise uniquement des habitués)

Toi aussi amuse-toi à faire des phrases rigolotes et envoie-les moi. Le gagnant recevra toute mon estime.

par lekrugiste
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Samedi 16 août 2008

Ceux qui me connaissent savent que je ne rate pas une occasion de fustiger l'art contemporain qui me laisse totalement, mais alors totalement froid. Certains diront que c'est certainement parce que je ne suis pas assez cultivé, parce que je ne m'intéresse pas assez... oui je suis un plouc.

Je suis sincèrement navré de cette tare, mais j'avoue que lorsque j'ai été obligé de visiter le centre Pompidou lors d'une visite scolaire je me suis fait chier royalement. D'ailleurs, en y pensant bien, ce choix était totalement égoïste de la part des profs blasés, sachant que la quasi totalité des élèves n'avait jamais mis le pied à Paris. Sachant cela, le Louvre aurait peut-être été une meilleure option. Mais passons.

Je disais donc que l'art contemporain ne m'intéressait pas, que voir des cubes alignés, une toile toute blanche avec un clou au milieu, une colonne de tonneaux ou des crottes en bronze me faisait franchement chier, mais si je fais cet article, c'est pour vous faire part d'une découverte.

J'ai vu avec plaisir plusieurs statues contemporaines ces derniers temps, sans savoir qu'il s'agissait de l'oeuvre d'une seule personne : Pascal Coupot. J'ai réalisé il y a quelques jours seulement que 'un seul cerveau se cachait derrière tout ça. Je n'y connais rien, mais je trouve que c'est très moderne (pas de gros piédestal qui met la statue en valeur...) tout en étant beau, tout en étant conceptuel.

Petite revue :

- La statue de Jouffroy d'Abbans, qui trône à Besançon juste à côté du Doubs. C'est le type qui a inventé la navigation à vapeur et qui a fait ses premiers essais sur la dite rivière. On le voit donc, en costume XVIIIe, posé à même le trottoir, perdant son regard dans l'eau d'un air pensif. Quand on n'y est pas habitué, l'effet est saisissant. J'ai même cru quelques instants en passant par là la première fois que c'était un de ces saltimbanques qui jouent aux statues.



- L'avocat allant plaider, qui se trouve sur la place du tribunal de Vesoul. L'effet est le même que le précédent : la statue se trouve en plein milieu de la place, l'air de se diriger d'un pas vif vers le tribunal. Quand on regarde son visage, on voit, contrairement au précédent, que c'est une caricature. C'est agréable et inattendu de voir de l'art qui ne se prend pas au sérieux en plein milieu d'une place et en face d'un bâtiment aussi solennel qu'un tribunal. Ca met de la gaieté.



- L'arroseur arrosé. Ca reprend le gag bien connu du premier court métrage inventé par les frères Lumière qui sont nés à Besançon. L'oeuvre (n'ayons pas peur des mots) se trouve sur une place ou une cour juste à côté de la médiathèque du centre-ville. On y voit le gamin qui marche sur le tuyau du jardinier qui regarde dedans d'un air bête. Il y a un capteur de mouvements et quand on passe devant la statue, il se prend une salve de flotte dans la tête. Le plus drôle c'est qu'au départ on ne se rend pas compte que c'est un détecteur de mouvements et qu'on cherche ce qui peut faire marcher le jet d'eau. On tente d'écraser le tuyau comme le gosse, etc. Et en partant, on se rend compte que dans un sens nous sommes nous aussi arrosés, parce qu'on voit un panneau disant qu'il y a une webcam qui filme la scène et que le toute est balancé instantanément sur le net. C'est-y pas conceptuel, ça ?



Vous trouverez d'autres oeuvres de l'artiste sur cette page, sachant que j'y ai aussi pompé les photos de cet article.

par lekrugiste
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Vendredi 15 août 2008
Les amis, je crois que je viens de faire une découverte qui fera date dans les annales de la cryptozoologie. Je vais me couvrir de gloire et mon buste trônera aux côtés de ceux de Buffon, de Cuvier et de Darwin. Cependant, le chemin jusqu'à la consécration est, je le crois, plein d'embûches et d'un âpre travail de tous les instants. Sans parler des risques. Car je crois que l'étude que je mène est pleine de dangers, que CA risque de porter atteinte à ma santé physique et mentale.

Les premièrs signes ont été discrets et se sont manifestés sur Ninouche, ma compagne : elle parlait seule pendant de longs moments en se tenant l'oreille. Certainement des hallucinations auditives qui laissaient présager le pire. L'expérience ne semblait pas lui être agréable : pendant ces accès, elle poussait souvent des soupirs et, une fois la crise terminée, elle lachait son oreille et me disait d'un air détaché "ELLE va venir". Mais qui va venir ? Je m'inquiétais sérieusement pour la santé mentale de la Ninouche qui était déjà un tant soit peu vacillante, mais j'ai vite été contraint de m'avouer qu'il ne s'agissait pas d'un simple problème neurologique.

Quelques semaines après le début des crises, ELLE est arrivée. ELLE s'est matérialisée comme ça, comme si de rien était. Au début je ne me rendais pas trop compte de la chose, puisque je travaillais. En rentrant le soir, je réalisais simplement qu'il y avait un couvert en plus sur la table et j'entendais un drôle de bruit de fond qui donnait à peu près ceci : "blaaaaaaablablablablablaaaablabla". Je pensais au départ que les désordres mentaux de la Ninouche commencaient à me gagner, mais maintenant que je suis en congés, je réalise mieux. Il y a bien QUELQUE CHOSE dans mon appartement, et cette chose a pris une forme humaine, ou à peu près.

Le régime alimentaire de la chose est étrange : ELLE ne se nourrit que de certains aliments bien ciblés. De la viande hachée par exemple. C'est bien la preuve qu'elle n'a pas fini de se matérialiser, puisqu'ELLE ne touche pas à la viande non hachée, comme le pavé de boeuf par exemple. Elle préfère donc les aliments mous, c'est certainement parce que ses dents sont restées dans le royaume des ombres. Certaines choses la rebutent franchement, et quand nous voulons avoir la paix, il suffit de lui brandir un légume quelconque pour lui faire regagner son salon avec un cri déchirant. Par contre, des morceaux de chocolat disparaissent de sa cuisine.

Son langage est étrange, le plus souvent plétorique et composé principalement du mot suivant : "beuffi". Quoi qu'il en soit, il me semble qu'au fur et à mesure elle va se dématérialiser, parce qu'elle devient de plus en plus vaporeuse et que son vocabulaire se limite de plus en plus.
En effet, elle s'exprimait au départ de la manière suivante :
"moijeblablablablabeuffiblamoiblamoiblablablamoijebeuffi".
Tandis qu'aujourd'hui nous n'entendons plus que ceci : "gna" ou bien "gni".

Par ailleurs elle n'a pas besoin que de nourriture physique : je crois qu'elle se goinfre, et c'est une première pour un ectoplasme, du réseau. Elle passe ses journées sur internet et si, pour une raison X ou Y, nous tentons ne serait-ce que de consulter notre messagerie, elle commence à tourner en rond ou va s'enfermer aux toilettes. Bizarre, non ?

Enfin et pour conclure, je dirai qu'il s'agit certainement de la réminiscence d'une défunte princesse qui vécut il y a fort longtemps dans notre château, et ce pour deux raisons :
- la simple vue de la vaisselle sale ou la moindre perspective d'une tâche ménagère lui donne des boutons.
- comme elle nous suit partout, la dernière fois que nous étions en ville elle hantait tous les magasins en poussant un râle étrange : "aaaaacheeeeteeeeeeeeeeeeeeeer, aaaaaaacheeeeteeeeeeer".

Je crois qu'il y a une ado qui habite chez moi.
par lekrugiste
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Jeudi 14 août 2008
M. Attali, dans sa grande sagesse, s'est dit qu'il y avait un niveau administratif de trop dans notre France. Jusque là je suis d'accord. Le même Attali préconise donc la disparition des départements. Là, je ne suis pas d'accord.

S'il a proposé la disparition des départements, c'est par pur conformisme fédéraliste, instillé depuis longtemps par les élites européennes qui, pour affaiblir les Etats-Nations, tentent de renforcer les régions. C'est une hérésie, et ce pour plusieurs raisons.

1. Ce sont les départements qui ont forgé la France telle que nous la connaissons. En effet, jusque dans les années 80, les Conseils régionaux n'existaient pas. Ils ont été créés de toutes pièces pour satisfaire à l'air du temps, qui était à la démagogie régionaliste. Donc, depuis la Révolution jusqu'à nos jours, c'est le département qui a été l'étalon de l'aménagement du territoire.

2. Les régions fleurent le féodalisme et donc le fédéralisme. Si les départements sont un mode de division administrative du territoire, ce découpage a un but d'égalité et d'unification de ce territoire longtemps morcelé en principautés et en enclaves qui étaient souvent séparées par des douanes internes. En renforcant les régions, on affaiblit le pays, comme le voudraient les euroconvaincus. Exemple symbolique mais parlant : on parle sans arrêt des présidents de régions, au lieu de présidents de conseils régionaux ; par contre on ne dit jamais un président de département mais un président de conseil général. Ca montre bien l'arrière pensée qui se cache derrière tout cela.

3. L'identité régionale est un leurre. Prenons l'exemple des deux régions que je connais le mieux : la Lorraine et la Franche-Comté. Quelle est l'identité, quel est le point commun, entre Bitche et Metz, entre Nancy et les zones montagneuses des Vosges, entre Longwy et Bar-le-Duc ? Quelle est l'identité, quel est le point commun, entre les Vosges saônoises et la Bresse du Jura, entre Besançon et Montbéliard, entre Pontarlier et Belfort ? Les seuls points communs dans ces régions sont politiques et historiques, mais en aucun cas culturelles, comme on voudrait nous le faire croire. Par ailleurs, elle sont le plus souvent composites : la Lorraine actuelle est faite de l'ancien duché de Lorraine, du comté puis du duché de Bar, d'une partie du Luxembourg, de la Cité-Etat de Metz, de celle de Verdun et de celle de Toul, plus les territoires ecclésiatiques qui s'y raccrochent. La Franche-Comté actuelle est constituée de la Franche comté de Bourgogne, de la Cité-etat de Besançon, de la principauté de Montbéliard. Mais au moins dans ces deux régions on se rattache à un passé politique : que dire de la région Centre ou de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur ? S'il faut se souvenir de ces faits, il ne faut pas les remettre au goût du jour car elles relèvent du point précédent sur les abus du féodalisme. Gardons en tête que la France n'est pas un pays qui fonctionne par régions, mais par clochers : chaque village se différencie légèrement de son voisin, tant par les modes de vies que par le parler. Sans compter qu'aujourd'hui ces considérations sont largements dépassées par la mobilité des personnes et relèvent donc d'un esprit tristement réactionnaire. Pour ma part, je ne me définis pas comme Lorrain, et quand on me demande d'où je viens, je dis toujours que je suis de Moselle et pas de Lorraine, quand on me demande où je vis et où je travaille, je réponds Haute-Saône et Doubs plutôt que Franche-Comté. Pour moi, ces précisions n'ont qu'un but informatif. Qu'on se le dise, ma seule identité, c'est la France.

4. Démocratiquement parlant, le département est le maillon intermédiaire le plus représentatif et le plus adapté à la morphologie de notre pays. La commune est trop petite, la région est trop grande. Encore aujourd'hui, on raisonne en cantons et en départements plutôt qu'en régions. Par ailleurs, les conseillers généraux sont d'une manière générale mieux connus que les conseillers régionaux, à cause du mode de scrutin par liste des seconds.

5. Depuis les années 80, la République se décentralise. Je le précise tout de suite, je n'y suis pas favorable : il s'agit pour moi de la porte ouverte à toutes les inégalités. Je préférerais une politique raisonnée de déconcentration. Néanmoins il convient de le préciser : la décentralisation se fait surtout vers les départements, tout simplement parce qu'auparavent les services de l'Etat étaient pensés et organisés par départements, dans la tradition républicaine. La DDE est donc passée dernièrement aux départements.


Donc, M. Attali, voici mes conclusions :
- Je suis d'accord avec vous, il y a un niveau administratif en trop dans notre France. Les conseils généraux et les conseils régionaux se font trop souvent concurrence, et les compétences sont trop souvent proches, voire doubles (exemple : le tourisme). Par ailleurs, les nécessités administratives sont multipliées au niveau des ressources humaines et des finances, entre autres.
- A mon humble avis, il faudrait donc supprimer les conseils régionaux dans une démarche à très long terme, genre vingt ans, par un passage progressif de compétences et pour laisser à nos édiles un temps d'adaptation à cette nouvelle géométrie politique.
- Fusionnons les préfectures et les conseils généraux, afin de mêler la représentation de l'Etat et la représentation locale, parce que ces deux-là se font également concurrence.
- La commune doit rester l'élément démocratique de base dans la plupart des cas, mais l'administration pourrait être centralisée au niveau du canton, afin de rationnaliser le personnel et de faciliter la mise en oeuvre des projets peu teintés de politique (ordures ménagères, assainissement...). Cela permettrait par ailleurs de sortir du système opaque des syndicats intercommunaux et des communautés de communes.

Je sais que certains se diront que mes réflexions sont orientées par le fait que je travaille moi-même dans un conseil général, mais je tiens à préciser que je me fiche de défendre ma boutique, je n'ai pas l'esprit de corps et ne suis pas motivé par la concurrence entre les administrations, ce qui est ridicule et néfaste pour les impôts locaux.

Image : le logo de l'Etat. Je trouve que le mariage entre le drapeau et Marianne est excellent.
par lekrugiste communauté : Les blogs républicains
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Mercredi 13 août 2008
C'est ENCORE un film qu'on m'a obligé à aller voir. Alors là franchement, autant pour le précédent il y avait la carotte (Virginie Ledoyen, mmmh, quoi de neuf docteur ?) autant pour celui-là je me suis fait traîner. La bande-annonce laissait présager un pur film pour gonzesses, mielleux à souhaits. Je le présentais comme une sorte de sitcom familiale à la sauce Vie de famille, La belle famille ou pire, mais PIRE : Sept à la maison. Au mieux je me l'imaginais comme Paris, un film qui m'avait profondément déprimé il y a quelques mois.

Donc, comme ce qui précède le laissait présager, c'est l'histoire d'une famille, c'est à dire un couple et trois gosses qui sont suivis pendant environ vingt ans de temps, des années soixante-dix aux années quatre-vingt-dix. Tout y passe : les problèmes de couple, les crises d'adolescence, les histoires d'amour, les désillusions, les mariages, les décès, le choc des générations, etc.

A voir le programme, rien qui me tente vraiment. Et bien je dois avouer que j'ai été agréablement surpris. J'avoue que j'aurai du mal à bien expliquer le pourquoi du comment, parce que ça fait un moment qu'on est allés voir le film, mais j'ai bien aimé. Les personnages sont attachants, chacun a une personnalité bien marquée et aucun n'est manichéen. Contrairement à Paris qui est intégralement noir, Le premier jour du reste de ta vie est mi-figue mi-raisin, tantôt comique, tantôt tragique. C'est triste et c'est drôle à la fois. C'est driste, quoi ! On en sort vraiment transportés, c'est un de ces films qui laisse un goût derrière soi. On aurait pu très bien tomber dans des travers à la sauce Plus belle la vie, mais ce n'est jamais le cas.

Je me permets de signaler un trait d'esprit des plus drôlatiques et qu'on voir d'ailleurs dans la bande annonce. Sur le carnet de notes de l'un des personnages, un prof a écrit : "a touché le fond, mais creuse encore". Génial, non ?




par lekrugiste
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Mardi 12 août 2008
Ca fait depuis longtemps, voire depuis très longtemps que je suis pas intervenu sur mon blog. En plus, ça faisait un mois ou deux que je postais rarement. "Mais pourquoi donc ?" disent toutes mes groupies qui passent leurs journées à cliquer sur actualiser dans l'espoir d'une infime nouvelle de ma part...

Il pourrait y avoir trois raisons principales à cela : pas envie, rien à dire, pas le temps. Et bien figurez-vous que ce n'est rien de tout cela. La seule et unique cause de cette absence prolongée c'est LA FLEMME !

C'est grave, non ? A chaque fois que je me dis que je devrais poster un petit truc, je viens sur l'administration de mon blog, je tape trois lignes et... je laisse tout tomber pour jouer à des jeux débiles en flash. Governor of Poker et Final Ninja ont fait des ravages. Ca m'énerve, parce que j'ai souvent des idées d'articles, mais si je les fais pas tout de suite soit j'oublie soit l'actualité passe.

Je prends donc la résolution d'écrire plus. Parce que j'aime bien ça et parce que je regrette les heures glorieuses de ce blog, au printemps, quand je naviguais entre les vingt et les trente visiteurs uniques par jour et la centaine de pages affichées. Sniff. Parce que même si ce n'est pas pour ça que je blogue, ça fait quand même plaisir de voir qu'il y a un minimum d'audience, sachant que je n'ai pas communiquer l'adresse de cette feuille de chou à plus de vingt personnes, loin de là. En ce moment, j'oscille entre cinq et dix fidèles, la honte !

Je suis en congés pour quinze jours, je vais tenter de rattraper le temps perdu.

par lekrugiste
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Vendredi 25 juillet 2008
Poussé par la pression féminine, j'ai été obligé d'aller voir au ciné Mes amis, mes amours, film réalisé à partir le l'écrivain pour femelles nommé Marc Lévy. C'est l'histoire de Français qui s'expatrient de l'autre côté de la Manche : deux copains divorcés décident de s'installer ensemble avec leurs gosses, créant une famille recomposée hors du commun et provoquant toutes les péripéties du film.

Je serai bref : il n'y a que très peu de commentaires à faire sur ce film : il se laisse regarder, sans ennui ni agacement, mais s'oublie dès que l'on sort de la salle. Il n'en reste que deux impressions que je vais m'empresser de vous énumérer :
- ce film est un paradoxe en soi. C'est à dire qu'il se base sur l'expatriement pour mieux mettre en place une sorte de France rêvée. Je m'explique : tout se passe à Londres mais jamais on ne voit un seul londonien, et quand on en croise, ce sont des clichés qui font de l'humour anglais et s'en vont. Donc, ils sont tous Français, vivent dans un quartier français, vivent entre eux, sortent entre eux, mangent français, les gosses vont dans une école française, le bistro est français, la librairie est française, etc. D'ailleurs le principe est clairement énoncé dès le début du film : "tu verras, c'est comme à Paris, mais sans les parisiens". Tous les avantages de la France sans les inconvénient. Le beurre et l'argent du beurre. La sécu sans les impôts. Carla sans Nicolas. Les pigeons sans les fientes. Gagner plus sans travailler plus.
- VIRGINIE LEDOYEN !!!! Quelle bonne actrice. C'est à cause d'elle que je me suis laissé convaincre sans (trop) me faire prier.



par lekrugiste
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Lundi 21 juillet 2008


Mes nombreuses groupies me questionnent souvent : "mais qui es-Tu, Ô Krugiste ?", "mais nous connaissons à peine cet Être que nous chérissons tant !", "commande et nous obéirons"... toujours la même chose. Et bien OUI, oui, aujourd'hui je vais vous éclairer en 31 points et en toute modestie sur la véritable nature de ma Personne :

1. Le Krugiste peut encercler ses ennemis. Tout seul.
 
2. Le Krugiste guérit les écrouelles des marins-pêcheurs.
 
3. Le Krugiste réalise aisément la quadrature du cercle.
 
4. Quand le Krugiste pisse face au vent, le vent change de direction.
 
5. Le Krugiste peut claquer une porte fermée...
 
6. Le Krugiste a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.
 
7. Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un pyjama le Krugiste.
 
8. Jésus Christ est né en 1983 avant le Krugiste.
 
9. Le Krugiste ne porte pas de montre. Il décide de l'heure qu'il est.
 
10. Le Krugiste peut diviser par zéro.
 
11. Dieu a dit: que la lumière soit! Et le Krugiste répondit : « On dit s'il vous plaît ! »
 
12. La seule chose qui arrive à la cheville du Krugiste. C'est sa chaussette.
 
13. Quand Google ne trouve pas quelque chose, il demande au Krugiste.
 
14. Le Krugiste fait pleurer les oignons
 
15. Les suisses ne sont pas neutres, ils attendent de savoir de quel coté le Krugiste se situe.
 
16. Pour certains hommes le testicule gauche est plus large que le testicule droit, chez le Krugiste, chaque testicule est plus large que l'autre.
 
17. Le Krugiste sait parler le braille.
 
18. Il n'y a pas de théorie de l'évolution. Juste une liste d'espèces que le Krugiste autorise à survivre.
 
19. Le Krugiste et Superman ont fait un bras de fer, le perdant devait mettre son slip par dessus son pantalon.
 
20. Un jour, au restaurant, le Krugiste a commandé un steak. Et le steak a obéi.
 
21. Le Krugiste a un jour avalé un paquet entier de somnifères. Il a cligné des yeux.
 
22. Le Krugiste mesure son pouls sur l'échelle de Richter.
 
23. Le Krugiste connaît la dernière décimale de Pi.
 
24. Le Krugiste peut taguer le mur du son.
 
25. Quand la tartine du Krugiste tombe, la confiture change de côté.
 
26. Dieu voulait créer l'univers en 10 jours. Le Krugiste lui en a donné 6.
 
27. Le Krugiste est capable de laisser un message avant le bip sonore.
 
28. Jésus a marché sur l'eau, mais le Krugiste a marché sur Jésus.
 
29. Une larme du Krugiste peut guérir du cancer, malheureusement le Krugiste ne pleure pas.
 
30. Quand le Krugiste passe devant un miroir, il n'y a pas de reflet : il n'y a qu'un seul Krugiste.
 
31. Si le Krugiste dort avec une lampe allumée, ce n'est pas parce qu'il a peur du noir mais parce que le noir a peur du Krugiste.
par lekrugiste
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